Le 9 septembre 2026, FJ Prévention a formé 11 salariés d'un site tertiaire de Mérignac à la manipulation des extincteurs : 2 heures en intra sur site, passage individuel sur feu réel, 100 % de réussite et une satisfaction à chaud de 4,9 sur 5. Cette formation répond à l'obligation posée par les articles R. 4227-28 à R. 4227-41 du Code du travail. Tarif intra à partir de 500 € HT jusqu'à 12 stagiaires, finançable OPCO, organisme certifié Qualiopi.
Qui a été formé, et pourquoi ?
Pourquoi mixer agents des services généraux et chefs de service ?
Cette formation incendie à Mérignac a été organisée en intra pour un site tertiaire de la métropole bordelaise, dans un immeuble de bureaux accueillant plusieurs services. Le groupe réunissait onze personnes, avec un profil volontairement mixte : des agents des services généraux, qui connaissent le bâtiment, ses locaux techniques et l'emplacement de chaque extincteur, et des chefs de service, qui ont la responsabilité opérationnelle de leur équipe le jour où l'alarme se déclenche.
Ce mélange n'a rien d'anodin. Les agents des services généraux sont ceux qui interviennent en premier sur un incident matériel et qui connaissent les locaux techniques. Les chefs de service, eux, sont ceux vers qui les équipes se tournent quand l'alarme sonne. Former les deux profils dans le même groupe garantit qu'ils partagent le même vocabulaire, les mêmes seuils de décision et la même conduite à tenir le jour venu.
Quel risque incendie domine sur un site de bureaux ?
Sur un site tertiaire, le risque incendie est rarement spectaculaire au départ : une multiprise saturée, un appareil de cuisson dans une tisanerie, un chargeur laissé en charge, un local d'archives où le papier s'accumule. Le scénario dominant est celui d'un départ de feu de petite taille, encore maîtrisable pendant quelques dizaines de secondes, dans un environnement où personne n'a jamais tenu d'extincteur. Passé ce délai, il ne reste que l'évacuation et l'attente des secours. C'est cette fenêtre très courte qui justifie de former largement, plutôt que de compter sur une poignée de personnes désignées qui ne seront pas forcément présentes au bon endroit au bon moment.
La demande portait donc sur un objectif précis : que chacun sache reconnaître ce qu'il a en face de lui, choisir le bon appareil, l'utiliser sans hésiter, et surtout savoir à quel moment il faut renoncer et sortir. Le Code du travail encadre cette obligation à travers les articles R. 4227-28 à R. 4227-41, qui imposent à l'employeur d'organiser les moyens de lutte contre un commencement d'incendie et de former le personnel à s'en servir. La session a été animée par un formateur FJ Prévention spécialisé en sécurité incendie, sur le matériel pédagogique amené sur place (extincteurs à eau pulvérisée et CO2, bac à feu écologique alimenté au gaz).
Que contient une formation extincteurs de 2 heures sur un site de bureaux ?
Session de 2 heures sur site, conforme à notre programme catalogue Manipulation des extincteurs et au cadre posé par l'INRS pour l'incendie sur le lieu de travail.
Séquence 1 : comprendre le feu (théorie, environ 40 min)
- Le triangle du feu : combustible, comburant, énergie d'activation. Supprimer un seul des trois côtés suffit à éteindre, et c'est exactement ce que fait chaque agent extincteur, par étouffement, par refroidissement ou par inhibition chimique.
- Les classes de feu : A pour les solides (papier, mobilier, cartons d'archives), B pour les liquides inflammables, C pour les gaz, D pour les métaux, F pour les huiles et graisses de cuisson.
- Les phénomènes thermiques : propagation par conduction, convection et rayonnement, montée en température d'un local fermé, rôle des fumées. La donnée qui marque toujours le plus un groupe de bureau, c'est que ce sont les fumées, pas les flammes, qui rendent un couloir impraticable et qui tuent en premier.
- L'alerte : 18 pour les sapeurs-pompiers, 112 pour le numéro d'urgence européen, 114 par SMS pour les personnes sourdes ou malentendantes. Contenu du message, ordre des priorités (protéger, alerter, intervenir), consignes internes de l'établissement.
Pourquoi la nouvelle classe de feu L concerne aussi les bureaux
La norme ISO 3941 a été révisée en 2026 pour créer une classe L, dédiée aux feux de batteries lithium-ion, qui vient compléter les cinq classes historiques. Sur un site tertiaire, cette classe n'a rien de théorique : elle concerne les ordinateurs portables, les batteries externes, les trottinettes et vélos à assistance électrique remisés à l'intérieur, et les stations de charge installées dans les parkings ou les locaux de service. Le comportement de ce type de feu est particulier. La cellule en emballement thermique produit son propre comburant, ce qui rend l'étouffement inopérant, la température monte très vite, les fumées dégagées sont toxiques, et une batterie apparemment éteinte peut se réamorcer plusieurs heures plus tard. Aucun extincteur portatif classique n'est à ce jour qualifié pour cette classe. La conduite à tenir enseignée est donc organisationnelle avant d'être technique : alerter immédiatement, évacuer largement, ne pas rester dans les fumées, et traiter le sujet en amont dans le document unique en encadrant les lieux de stationnement et de recharge.
Séquence 2 : pratique sur feu réel (environ 1h20)
- Reconnaissance des appareils présents : extincteur à eau pulvérisée avec additif (classes A et B, utilisable à plus d'un mètre sur une installation électrique sous tension inférieure à 1 000 V) et extincteur CO2, sans résidu, adapté aux départs de feu sur équipements électriques et électroniques.
- La technique en trois gestes, celle qui figure sur l'étiquette de chaque appareil et que personne ne lit dans l'urgence : enlever la goupille de sécurité, enfoncer à fond le levier de commande, viser la base des flammes.
- Passage individuel obligatoire de chacun des onze stagiaires sur bac à feu écologique alimenté au gaz, installé sur l'aire extérieure du site. Chaque participant a dégoupillé, testé son appareil et éteint un foyer réel, avec l'approche, la distance et la position de repli commentées à chaque passage.
- Débriefing collectif : erreurs les plus fréquentes, gestion de la distance, importance de garder une sortie derrière soi, critères pour décider de ne pas intervenir.
Qu'ont découvert les stagiaires sur feu réel ?
Le premier temps fort a été le passage sur feu réel lui-même. Sur un public tertiaire, l'écart entre la théorie et la pratique est saisissant : la plupart des stagiaires n'avaient jamais déclenché un extincteur de leur vie. Le bruit, le souffle, la brièveté de l'autonomie (quelques dizaines de secondes seulement pour un appareil de 6 litres) sont des découvertes qui recalibrent immédiatement les attentes. Plusieurs participants pensaient disposer de plusieurs minutes d'action.
Le second point marquant est venu de la séquence sur la classe L. Le site dispose de bornes de recharge et de plusieurs deux-roues électriques remisés à l'intérieur. La question de l'endroit où ces engins sont stationnés et rechargés, et de leur éloignement des issues, a occupé une bonne partie des échanges avec les chefs de service. C'est typiquement le genre de sujet qui remonte pendant une formation pratique et qui repart en action concrète pour le document unique.
Quels résultats, et quelles suites ?
- 11 stagiaires formés, 11 attestations de formation délivrées.
- Taux de réussite : 100 %, évaluation pratique individuelle validée pour chaque participant.
- Satisfaction à chaud : 4,9 / 5.
Chaque participant repart avec une attestation individuelle de formation à la manipulation des extincteurs, adossée à la feuille de présence de la session. Ces deux pièces constituent la trace demandée à l'employeur pour justifier qu'il a bien formé son personnel aux moyens de première intervention, et elles alimentent le suivi des formations sécurité du site. Le déroulé est le même que celui décrit dans notre programme catalogue, ce qui rend la session reproductible à l'identique pour les collaborateurs absents ou nouvellement arrivés.
Comment l'évaluation est-elle conduite ?
L'évaluation ne repose pas sur un questionnaire mais sur l'observation directe du formateur pendant le passage sur feu réel, stagiaire par stagiaire. Les points observés sont ceux qui font la différence le jour où cela compte : dégoupillage effectué sans hésitation, essai de l'appareil avant l'approche, distance et angle d'approche du foyer, visée maintenue sur la base des flammes et non sur les flammes elles-mêmes, tenue correcte du diffuseur, et position de repli conservée tout au long de l'action. Un stagiaire qui n'obtient pas le geste juste au premier passage repasse jusqu'à ce que le réflexe soit acquis.
Deux suites ont été identifiées avec le client en fin de session : la vérification de la cohérence entre les extincteurs présents et les risques réellement en place, notamment autour des zones de recharge, et la programmation d'une session de renouvellement d'ici douze mois pour maintenir les réflexes acquis. L'organisation de l'évacuation, avec les rôles de guide-file et de serre-file, fait l'objet d'un module distinct qui pourra compléter ce premier socle.
Pour aller plus loin
- Notre formation catalogue : Manipulation des extincteurs, 2 heures, en intra sur votre site ou en inter-entreprises.
- Pour aller plus loin que la manipulation seule : Formation EPI, équipier de première intervention.
- Toutes nos formations sécurité en Gironde et en Nouvelle-Aquitaine.
- À lire ensuite :
- Autres sessions réalisées : formation EPI dans un espace de coworking à Bordeaux et formation incendie sur un site de récupération de ferraille à Libourne.
- Sources externes :
FJ Prévention intervient en intra-entreprise sur toute la Nouvelle-Aquitaine, dont Mérignac, Bordeaux et l'ensemble de la Gironde. Organisme certifié Qualiopi N° 2023/103772.2 (AFNOR Certification, valide jusqu'au 08/03/2029). Devis sous 24 h.




