Sécurité incendie Tertiaire / Bureaux CléracIntra-entreprise

Formation extincteurs et évacuation : site tertiaire à Clérac

Huit collaborateurs d'un site tertiaire de Clérac, en Haute-Saintonge, ont suivi notre formation incendie en intra. Une demi-journée de 4 heures articulée en deux temps : la théorie du feu puis le passage individuel sur bac à feu avec extincteurs à eau et à CO2, suivis d'un exercice d'évacuation grandeur nature déclenché à la machine à fumée.

Formation extincteurs et évacuation : site tertiaire à Clérac
Date de la session13 septembre 2026
LocalisationClérac (17270)
Effectif8 stagiaires
Durée1 demi-journée (4h)
Secteur clientTertiaire / Bureaux

Le 13 septembre 2026, FJ Prévention a formé 8 collaborateurs d'un site tertiaire de Clérac, en Charente-Maritime, à la manipulation des extincteurs et à l'évacuation. La session s'est tenue en intra sur le site du client, sur une demi-journée de 4 heures, et réunissait le directeur du site ainsi que sa responsable administrative aux côtés de leurs équipes. Le programme a combiné une heure de théorie du feu, un passage individuel de chaque participant sur bac à feu avec extincteurs à eau pulvérisée et CO2, puis un exercice d'évacuation du bâtiment déclenché à la machine à fumée. Résultat : 100 % de réussite à l'évaluation pratique, une satisfaction à chaud de 5 sur 5 et 8 attestations délivrées. Cette formation répond aux obligations posées par les articles R. 4227-28 à R. 4227-41 du Code du travail.

Qui a été formé, et pourquoi ?

Cette formation incendie à Clérac a été organisée en intra pour un site tertiaire de Haute-Saintonge, à la limite sud de la Charente-Maritime et du nord de la Gironde. Une particularité a orienté toute la session : le directeur du site et la responsable administrative y participaient aux côtés de leurs collaborateurs.

Pourquoi la présence de la direction change la session

Sur un site de cette taille, la chaîne de décision est courte. Le jour où une alarme se déclenche, il n'y a pas de service sécurité de garde ni de PC incendie : ce sont les personnes présentes dans les bureaux qui agissent, et le regard de l'équipe se tourne vers la direction. Former le dirigeant et sa responsable administrative dans le même groupe que les autres salariés supprime l'écart de vocabulaire et de seuil de décision qui apparaît toujours quand l'encadrement est formé séparément, ou pas du tout.

Cette configuration a un second effet. Les personnes qui arbitrent le budget sécurité et qui tiennent le document unique d'évaluation des risques ont manipulé elles-mêmes un extincteur et traversé un couloir enfumé. Les questions posées en fin de session ne portaient plus sur la conformité formelle, mais sur ce qu'il fallait changer dans le bâtiment.

Quel risque incendie domine sur un site tertiaire ?

Dans des bureaux, le risque incendie est rarement spectaculaire au départ. Une multiprise saturée sous un poste de travail, un appareil de cuisson oublié dans une tisanerie, un chargeur laissé branché la nuit, un local d'archives où le papier s'accumule année après année. Le scénario dominant est celui d'un départ de feu de petite taille, encore maîtrisable pendant quelques dizaines de secondes, dans un environnement où personne n'a jamais tenu d'extincteur. Passé cette fenêtre, il ne reste que l'évacuation et l'attente des secours.

C'est pour couvrir ces deux temps que la demande portait sur un format combiné : savoir intervenir tant que c'est possible, et savoir sortir dès que ça ne l'est plus. Ce sont les articles R. 4227-28 à R. 4227-41 du Code du travail qui encadrent ces obligations.

Le déroulé de la demi-journée

Session de 4 heures sur site, adossée à notre programme catalogue Manipulation des extincteurs et au cadre posé par l'INRS sur l'incendie au lieu de travail, enrichie d'un module d'évacuation.

Séquence 1 : comprendre le feu (théorie, environ 1h)

  • Le triangle du feu : combustible, comburant, énergie d'activation. Supprimer un seul des trois côtés suffit à éteindre, et c'est exactement ce que fait chaque agent extincteur, par étouffement, par refroidissement ou par inhibition chimique.
  • Les classes de feu : A pour les solides (papier, mobilier, cartons d'archives), B pour les liquides inflammables, C pour les gaz, D pour les métaux, F pour les huiles et graisses de cuisson.
  • La classe L, créée par la révision 2026 de la norme ISO 3941 et dédiée aux feux de batteries lithium-ion : ordinateurs portables, batteries externes, deux-roues électriques remisés à l'intérieur. Une cellule en emballement thermique produit son propre comburant, ce qui rend l'étouffement inopérant, et peut se réamorcer plusieurs heures après une extinction apparente. Aucun extincteur portatif classique n'est à ce jour qualifié pour cette classe : la conduite à tenir enseignée est organisationnelle, à savoir alerter, évacuer et éloigner ce qui peut l'être en sécurité.
  • Les phénomènes thermiques et les fumées : propagation par conduction, convection et rayonnement. Ce sont les fumées, pas les flammes, qui rendent un couloir impraticable et qui tuent en premier.
  • L'alerte : 18 pour les sapeurs-pompiers, 112 pour le numéro d'urgence européen, 114 par SMS pour les personnes sourdes ou malentendantes. Contenu du message et ordre des priorités.

Séquence 2 : passage individuel sur feu réel (environ 1h30)

La pratique s'est déroulée sur l'aire extérieure du site, sur un bac à feu alimenté au gaz, avec deux types d'appareils mis en parallèle pour que la différence se voie plutôt qu'elle se raconte.

  • L'extincteur à eau pulvérisée avec additif, adapté aux classes A et B, qui agit principalement par refroidissement.
  • L'extincteur à CO2, sans résidu, adapté aux départs de feu sur équipements électriques et électroniques, qui agit par étouffement et par abaissement brutal de la température.
  • La technique en trois gestes, celle qui figure sur l'étiquette de chaque appareil et que personne ne lit dans l'urgence : enlever la goupille de sécurité, enfoncer à fond le levier de commande, viser la base des flammes.
  • Passage individuel obligatoire des huit stagiaires, avec l'approche, la distance et la position de repli commentées à chaque passage.

Séquence 3 : exercice d'évacuation avec machine à fumée (environ 1h)

Le dernier temps a consisté en un cas concret d'évacuation du bâtiment, avec production de fumée froide non toxique pour dégrader la visibilité dans les circulations. Les stagiaires ont eu à reconnaître le signal d'alarme, à quitter leur poste sans le reprendre, à progresser dans une zone dont les repères visuels avaient disparu, à fermer les portes derrière eux et à rejoindre le point de rassemblement. Le comptage des personnes et la remontée de l'information ont été traités à l'arrivée, moment où se joue la qualité réelle d'une évacuation.

Ce que la session a fait découvrir

Le premier temps fort a été le passage sur feu réel. Comme presque toujours sur un public de bureaux, aucun stagiaire n'avait déclenché un extincteur auparavant. Le bruit, le souffle au moment du déclenchement et surtout la brièveté de l'autonomie, quelques dizaines de secondes seulement, recalibrent immédiatement les attentes. Plusieurs participants pensaient disposer de plusieurs minutes d'action. Cette découverte est ce qui rend crédible, quelques minutes plus tard, la consigne de renoncer et de sortir.

Le second temps fort est venu de la fumée. Un couloir emprunté tous les jours devient méconnaissable dès que la visibilité tombe, et la signalisation placée en hauteur est la première à disparaître. Cette séquence a fait remonter des observations opérationnelles sur le cheminement vers les sorties et le repérage du point de rassemblement, le genre de constats qu'un exercice à sec ne produit jamais.

Quels résultats, et quelles suites ?

  • 8 stagiaires formés, 8 attestations de formation délivrées.
  • Taux de réussite : 100 %, évaluation pratique individuelle validée pour chaque participant.
  • Satisfaction à chaud : 5 / 5.

L'évaluation ne repose pas sur un questionnaire mais sur l'observation directe du formateur pendant le passage sur feu réel : dégoupillage sans hésitation, essai de l'appareil avant l'approche, distance et angle d'approche du foyer, visée maintenue sur la base des flammes, position de repli conservée. Un stagiaire qui n'obtient pas le geste juste au premier passage repasse jusqu'à ce que le réflexe soit acquis.

Chaque participant repart avec une attestation individuelle, adossée à la feuille de présence. Ces deux pièces constituent la trace demandée à l'employeur. L'exercice d'évacuation, lui, a vocation à être consigné dans le registre de sécurité avec sa date et ses observations, conformément à l'article R. 4227-39.

Deux suites ont été identifiées en fin de session : la vérification de la cohérence entre les appareils présents et les risques réellement en place, notamment autour des zones de recharge, et la programmation d'un nouvel exercice pour tenir le rythme semestriel. La formation de guides-files et de serre-files fera l'objet d'un module distinct.

Pour aller plus loin

FJ Prévention intervient en intra-entreprise sur toute la Nouvelle-Aquitaine, dont Clérac, Montguyon, Montendre et l'ensemble de la Haute-Saintonge, ainsi que sur le nord de la Gironde. Organisme certifié Qualiopi N° 2023/103772.2 (AFNOR Certification, valide jusqu'au 08/03/2029). Devis sous 24 h.

Résultats de la session

100%Taux de réussite
5/5Satisfaction stagiaires

Questions fréquentes

Pourquoi associer manipulation des extincteurs et exercice d'évacuation dans la même demi-journée ?

Parce que ce sont les deux moitiés d'un même réflexe et que les dissocier crée une zone grise dangereuse. La manipulation apprend à traiter un départ de feu pendant les quelques dizaines de secondes où c'est encore possible. L'évacuation apprend ce qu'il faut faire dès que cette fenêtre est passée. Un salarié formé uniquement à l'extincteur a tendance à s'obstiner sur un foyer qui le dépasse. Un salarié formé uniquement à l'évacuation sort systématiquement, y compris pour un feu de corbeille qu'un seul appareil aurait éteint. Enchaîner les deux séquences dans la même session ancre le critère de bascule entre les deux, qui est le vrai sujet. Le Code du travail traite d'ailleurs les deux obligations dans le même ensemble d'articles.

Quel intérêt d'utiliser une machine à fumée pour un exercice d'évacuation ?

Un exercice annoncé, sans fumée, mesure surtout la capacité d'un groupe à marcher vers la sortie. La fumée froide change la nature de l'exercice sans créer de danger réel : elle n'est pas toxique et se dissipe rapidement, mais elle supprime les repères visuels et modifie immédiatement le comportement. Les stagiaires découvrent qu'un couloir parcouru dix fois par jour devient méconnaissable, que la signalisation haute disparaît la première, et qu'il faut baisser la tête pour retrouver de l'air respirable. Elle révèle aussi les défauts d'organisation qu'un exercice à sec masque : une personne oubliée dans un bureau, un point de rassemblement mal identifié, un comptage approximatif. C'est ce qui fait la différence entre un exercice qui coche une case et un exercice qui produit un plan d'action.

Le dirigeant doit-il suivre la formation avec ses salariés ?

Rien ne l'impose, mais c'est très souvent la bonne décision. Sur un site de petite taille, le dirigeant et son responsable administratif sont physiquement présents le jour où l'alarme sonne, et c'est vers eux que le reste de l'équipe se tourne. Les former à part, ou pas du tout, produit deux niveaux de réflexes dans le même bâtiment. Il y a un second effet, moins attendu : ce sont eux qui décident du budget sécurité, de l'emplacement des appareils et du contenu du document unique. Une demi-journée passée à manipuler un extincteur et à traverser un couloir enfumé change la façon dont ces arbitrages sont rendus ensuite. Enfin, c'est sur l'employeur que pèse l'obligation d'organiser les moyens de lutte contre un commencement d'incendie et de faire former son personnel à s'en servir, au titre des articles R. 4227-28 et suivants du Code du travail. Suivre soi-même la session est la façon la plus directe de vérifier que cette obligation est réellement tenue sur le terrain, et pas seulement sur le papier.

À quelle fréquence renouveler ces exercices ?

L'article R. 4227-39 du Code du travail impose des essais et visites périodiques du matériel ainsi que des exercices au cours desquels les salariés apprennent à reconnaître le signal d'alarme et à se servir des moyens de premier secours, au moins tous les six mois. La date de ces exercices et les observations auxquelles ils donnent lieu sont consignées dans un registre tenu à la disposition de l'inspection du travail. Pour la manipulation des extincteurs elle-même, la pratique professionnelle retient un renouvellement tous les 12 à 24 mois. FJ Prévention recommande une session par an : les réflexes acquis s'émoussent vite quand ils ne servent jamais, et le renouvellement des équipes laisse mécaniquement des personnes non formées sur site si rien n'est reprogrammé. Ces deux calendriers ne se remplacent pas l'un l'autre : l'exercice semestriel porte sur la reconnaissance de l'alarme et sur la conduite à tenir collective, tandis que le recyclage de la manipulation porte sur le geste individuel sur feu réel. Une entreprise qui fait ses deux exercices annuels sans jamais reprendre l'extincteur en main laisse donc bien un manque à couvrir.

Combien coûte une formation incendie en intra à Clérac ?

Notre programme catalogue de manipulation des extincteurs démarre à 500 € HT en intra pour un groupe allant jusqu'à 12 stagiaires, matériel pédagogique compris, ou 130 € HT par stagiaire en inter-entreprises. Le format retenu à Clérac, qui ajoute un exercice d'évacuation avec machine à fumée à la demi-journée, fait l'objet d'un devis dédié établi après échange sur la configuration du bâtiment et le nombre de personnes à évacuer. La formation est éligible à une prise en charge OPCO, FJ Prévention étant certifié Qualiopi. Devis sous 24 heures, déplacement compris en Haute-Saintonge et sur le nord de la Gironde. Pour une demande de prise en charge, le numéro de certification à indiquer à votre OPCO est le Qualiopi N° 2023/103772.2, délivré par AFNOR Certification et valable jusqu'au 08/03/2029. Mieux vaut déposer le dossier avant la date de session retenue, les délais d'instruction variant sensiblement d'un opérateur de compétences à l'autre.

Pour aller plus loin

Recevez notre newsletter mensuelle

Actualité sécurité au travail, formations réalisées chez nos clients et rappels réglementaires, chaque mois dans votre boîte mail.

S'abonner

Organiser une session similaire pour votre équipe ?

FJ Prévention intervient en intra-entreprise dans toute la Nouvelle-Aquitaine. Devis sous 24h, Qualiopi N° 2023/103772.2.

Découvrir la formation Manipulation des Extincteurs

Autres sessions récentes

Formation manipulation des extincteurs : site tertiaire à Mérignac Sécurité incendie
11 stagiaires · 1 demi-journée (2h) Mérignac

Formation manipulation des extincteurs : site tertiaire à Mérignac

Onze collaborateurs d'un site tertiaire de Mérignac, services généraux et chefs de service, ont suivi notre formation à la manipulation des extincteurs. Deux heures en intra sur site : triangle du feu, classes de feu, phénomènes thermiques, réflexes d'alerte, puis passage individuel sur feu réel au bac à feu écologique.

Voir la session →
Formation EPI incendie — recycleur de métaux à Libourne Sécurité incendie
2 stagiaires · 1 demi-journée (3h30) Libourne

Formation EPI incendie — recycleur de métaux à Libourne

Deux salariés d'une entreprise libournaise de recyclage de métaux et de ferraille ont suivi notre formation Équipier de Première Intervention incendie. Session intra de demi-journée menée directement sur le site industriel : manipulation extincteurs adaptés aux risques spécifiques du secteur (métaux, liquides, batteries), gestion des feux de métaux combustibles (classe D) et de batteries lithium-ion (classe L, norme ISO 3941:2026), organisation de l'évacuation en environnement industriel ouvert.

Voir la session →
Formation EPI incendie — espace de coworking à Bordeaux Sécurité incendie
5 stagiaires · 1 demi-journée (3h30) Bordeaux

Formation EPI incendie — espace de coworking à Bordeaux

Cinq collaborateurs d'un espace de coworking bordelais ont été formés Équipiers de Première Intervention incendie : reconnaissance des classes de feu, manipulation des extincteurs eau pulvérisée et CO2 sur foyer réel, organisation de l'évacuation guide-file / serre-file. Session intra de 3h30 sur site.

Voir la session →