FJ Prévention dispose d'un agrément régional pour animer les formations CSE et CSSCT selon l'arrêté préfectoral de la DREETS Nouvelle-Aquitaine.
Validité permanente.
Délivré par le Préfet de la Région Nouvelle-Aquitaine, sur proposition de la DREETS.
Être élu au Comité Social et Économique (CSE) est bien plus qu'un titre honorifique. C'est un mandat de confiance donné par vos collègues qui implique des responsabilités concrètes, des droits spécifiques et des missions essentielles pour le bien-être collectif. En 2026, les enjeux du dialogue social sont plus importants que jamais dans les entreprises de Bordeaux et de Gironde. Ce guide vous accompagne pour comprendre et exercer pleinement vos missions d'élu CSE.
Les 4 grandes missions de l'élu CSE
Le Code du travail définit précisément les attributions du CSE. Elles se structurent autour de quatre piliers fondamentaux qui correspondent aux anciennes missions des délégués du personnel, du CHSCT et du comité d'entreprise fusionnés depuis les ordonnances Macron de 2017.

Ces quatre missions sont complémentaires et s'exercent de manière coordonnée au sein de l'instance.
Mission 1 : Le recueil des réclamations individuelles et collectives
La première mission de l'élu CSE consiste à recueillir et transmettre les réclamations des salariés auprès de l'employeur. Cette mission, héritée des anciens délégués du personnel, reste fondamentale dans le fonctionnement de l'instance.
Ce que dit le Code du travail
L'article L2312-5 précise que le CSE présente à l'employeur les réclamations individuelles ou collectives relatives aux salaires, à l'application du Code du travail et des autres dispositions légales, ainsi qu'aux conventions et accords applicables dans l'entreprise.
Cette mission concerne principalement les entreprises de 11 salariés et plus. Dans les entreprises de moins de 50 salariés, c'est même la mission principale du CSE.
Concrètement, comment faire ?
En pratique, le recueil des réclamations s'organise de plusieurs manières. L'élu CSE peut mettre en place une boîte à réclamations physique ou numérique accessible à tous les salariés. Il peut également organiser des permanences régulières ou simplement rester disponible pour ses collègues au quotidien.
Une fois les réclamations recueillies, l'élu les transmet à l'employeur au moins deux jours avant la réunion du CSE. L'employeur doit ensuite y répondre lors de la réunion ou dans les six jours ouvrables suivants. Les réponses sont consignées dans un registre spécial accessible aux salariés.
Exemples de réclamations fréquentes
Les réclamations les plus courantes concernent les problèmes de paie (heures supplémentaires non payées, erreurs de coefficient), les conditions de travail (température des locaux, équipements défaillants), les congés et RTT (refus de dates, report), ou encore les relations de travail (tensions avec la hiérarchie, demandes de mobilité interne).
Mission 2 : Santé, sécurité et conditions de travail
La mission santé-sécurité est devenue centrale avec l'intégration des attributions de l'ancien CHSCT au CSE. Dans les entreprises d'au moins 50 salariés, le CSE dispose de prérogatives étendues en matière de prévention des risques professionnels.
Les attributions SSCT du CSE
Le CSE est consulté avant toute décision impactant les conditions de travail : modification des horaires, réorganisation des postes, introduction de nouvelles technologies. Il analyse les risques professionnels, réalise des enquêtes après accident et conduit des inspections régulières des locaux.
En cas de danger grave et imminent, l'élu CSE dispose d'un droit d'alerte lui permettant de saisir immédiatement l'employeur qui doit procéder à une enquête et prendre les mesures nécessaires.
La CSSCT : commission spécialisée
Dans les entreprises de 300 salariés et plus, une Commission Santé, Sécurité et Conditions de Travail (CSSCT) doit obligatoirement être créée. Cette commission prépare les délibérations du CSE en matière SSCT mais ne dispose pas de pouvoir de décision propre.
La CSSCT est également obligatoire dans les entreprises classées Seveso ou présentant des risques particuliers, quel que soit l'effectif.
Missions SSCT de l'élu CSE
- 1Analyser les risques professionnelsParticiper à l'élaboration du DUERP
- 2Réaliser des inspections régulièresAu minimum 4 par an
- 3Enquêter après les accidentsMéthode de l'arbre des causes
- 4Proposer des améliorationsConsignées en réunion
- 5Exercer le droit d'alerteEn cas de danger grave et imminent
- 6Être consulté sur les projetsRéorganisations, nouveaux équipements
La formation SSCT obligatoire
Pour exercer efficacement ces missions, tous les élus CSE bénéficient d'une formation SSCT obligatoire. Cette formation CSE SSCT 5 jours dure 5 jours lors du premier mandat et 3 jours lors des mandats suivants. Elle est intégralement financée par l'employeur et doit être dispensée par un organisme certifié Qualiopi comme FJ Prévention. Consultez notre guide pratique sur les 5 étapes clés de la formation CSE obligatoire pour organiser efficacement cette formation.
Mission 3 : Consultation sur les questions économiques
Dans les entreprises d'au moins 50 salariés, le CSE dispose d'attributions économiques importantes. L'employeur doit consulter le comité sur les décisions stratégiques et lui fournir des informations régulières sur la situation de l'entreprise.
Les consultations obligatoires
Le Code du travail prévoit trois grandes consultations récurrentes : les orientations stratégiques de l'entreprise, la situation économique et financière, et la politique sociale (conditions de travail et emploi).
À ces consultations régulières s'ajoutent des consultations ponctuelles obligatoires avant toute décision importante : licenciement économique, modification des conditions de travail, introduction de nouvelles technologies, ou restructuration.
La Base de Données Économiques, Sociales et Environnementales (BDESE)
Pour exercer son rôle de consultation, le CSE doit avoir accès à une BDESE (anciennement BDES) regroupant toutes les informations nécessaires. Cette base de données, actualisée régulièrement, contient les données sur les effectifs, les rémunérations, les investissements, et depuis 2022, des informations environnementales.
L'accès à la BDESE est un droit fondamental des élus. L'employeur qui ne la met pas en place ou ne la met pas à jour commet un délit d'entrave.
Le recours à l'expert
Pour les consultations les plus complexes, le CSE peut décider de faire appel à un expert-comptable ou un expert habilité. Le financement varie selon les cas : à 100% par l'employeur pour la consultation sur la situation économique et financière, et à 80% employeur / 20% CSE pour d'autres situations.
Mission 4 : Gestion des activités sociales et culturelles
La quatrième mission du CSE concerne la gestion des activités sociales et culturelles (ASC). Cette mission, héritée du comité d'entreprise, est souvent la plus visible pour les salariés.
Le budget des activités sociales
Le CSE dispose d'un budget spécifique pour les ASC, distinct du budget de fonctionnement. Ce budget est alimenté par une contribution de l'employeur dont le montant ne peut être inférieur à celui de l'année précédente.
Dans de nombreuses entreprises de Gironde, le budget ASC représente entre 0,5% et 2% de la masse salariale. Il permet de financer des avantages pour les salariés : chèques vacances, participation à des activités sportives ou culturelles, bons d'achat, arbre de Noël, etc.
Exemples d'activités sociales
Les activités sociales peuvent prendre de nombreuses formes : billetterie loisirs (cinéma, parcs d'attractions, spectacles), voyages et séjours organisés, chèques cadeaux pour les événements familiaux, participation à la mutuelle ou à des activités sportives, et bien sûr les traditionnels événements festifs (Noël, galette des rois, etc.).
Gestion autonome
Le CSE gère les activités sociales de manière autonome : l'employeur ne peut pas s'immiscer dans les choix du comité. Toutefois, les élus doivent respecter le principe de non-discrimination et veiller à ce que tous les salariés puissent bénéficier des avantages.
Les moyens des élus CSE
Pour exercer leurs missions, les élus CSE disposent de moyens spécifiques garantis par le Code du travail.
Les heures de délégation
Le crédit d'heures de délégation permet aux élus de consacrer du temps à leurs missions tout en étant rémunérés. Le nombre d'heures dépend de l'effectif de l'entreprise.
Pour une entreprise de 11 à 49 salariés, le crédit est de 10 heures par mois pour chaque titulaire. À partir de 50 salariés, le crédit augmente progressivement : 16 heures pour 50-74 salariés, 18 heures pour 75-99 salariés, et jusqu'à 34 heures pour les très grandes entreprises.
Ces heures sont mutualisables entre titulaires et suppléants du CSE, et reportables d'un mois sur l'autre dans la limite de 12 mois. Pour tout savoir sur le calcul et l'utilisation de ces heures, consultez notre guide sur les heures de délégation CSE.
La liberté de circulation
L'élu CSE dispose d'une liberté de circulation dans l'entreprise pendant ses heures de délégation. Il peut prendre contact avec les salariés sur leur poste de travail, à condition de ne pas apporter de gêne importante à l'accomplissement du travail.
Cette liberté s'étend également en dehors de l'entreprise pour les besoins de la mission : contacts avec l'Inspection du travail, organismes de formation, ou autres instances.
La protection contre le licenciement
Les élus CSE bénéficient du statut de salarié protégé. Leur licenciement nécessite une autorisation préalable de l'Inspection du travail. Cette protection s'applique pendant toute la durée du mandat et dans les 6 mois suivant son terme.
Combien d'heures de délégation a un titulaire CSE dans une entreprise de 60 salariés ?
La responsabilité de l'élu CSE
Si les élus disposent de moyens importants, ils ont également des responsabilités à respecter.
L'obligation de discrétion
Les élus CSE sont tenus à une obligation de discrétion concernant les informations présentées comme confidentielles par l'employeur. Cette obligation ne peut toutefois pas être utilisée pour empêcher les élus d'exercer leurs missions.
La gestion des budgets
Les élus qui gèrent les budgets du CSE (fonctionnement et ASC) doivent le faire de manière transparente et rigoureuse. Les comptes du CSE doivent être certifiés par un expert-comptable dans les grandes structures.
L'assiduité aux réunions
Participer aux réunions du CSE fait partie des obligations de l'élu. L'absentéisme répété pourrait justifier la révocation du mandat dans des cas extrêmes.
Comment bien exercer votre mandat à Bordeaux
Pour être efficace dans vos missions, quelques conseils pratiques adaptés au contexte bordelais et girondin.
Se former dès le début du mandat
La formation SSCT de 5 jours n'est pas une option mais une obligation. Elle vous permettra de maîtriser le cadre juridique, les techniques d'analyse des risques et les méthodes de négociation. FJ Prévention propose cette formation à Bordeaux avec des formateurs spécialisés connaissant bien le tissu économique local.
Créer des relais dans l'entreprise
Les élus CSE ne peuvent pas tout faire seuls. Identifiez des relais dans les différents services : salariés sensibilisés à la sécurité, représentants de proximité, membres de la CSSCT. Ces relais vous aideront à être informés des problèmes sur le terrain.
Documenter systématiquement
Gardez une trace écrite de toutes vos actions : réclamations reçues, demandes à l'employeur, comptes-rendus d'inspection, etc. Ces documents seront précieux en cas de litige ou pour préparer les réunions.
Connaître les acteurs locaux
En Gironde, familiarisez-vous avec les acteurs de la prévention : la DREETS (ex-DIRECCTE), la CARSAT Aquitaine, la médecine du travail. Ces partenaires peuvent vous accompagner dans vos missions, notamment en cas de situation complexe.
Conclusion : un rôle essentiel pour l'entreprise
Les missions de l'élu CSE sont variées et essentielles au bon fonctionnement de l'entreprise. Du recueil des réclamations à la gestion des activités sociales, en passant par la santé-sécurité et la consultation économique, l'élu joue un rôle de vecteur du dialogue social.
En 2026, les enjeux de prévention des risques, de qualité de vie au travail et de transitions (numérique, écologique) rendent ce rôle plus important que jamais. Une formation adaptée et un accompagnement de qualité sont les clés pour exercer pleinement votre mandat.
FJ Prévention vous accompagne dans votre prise de fonction avec des formations CSE SSCT certifiées Qualiopi, dispensées à Bordeaux et dans toute la Gironde. Contactez-nous pour un devis personnalisé.
Article publié en février 2026 - Sources : Code du travail (Légifrance), INRS, Ministère du Travail
Questions fréquentes
Les 4 missions des élus CSE sont : 1) Le recueil et la transmission des réclamations des salariés, 2) La prévention de la santé-sécurité et l'amélioration des conditions de travail, 3) La consultation sur les décisions économiques et stratégiques, 4) La gestion des activités sociales et culturelles.
Le crédit d'heures dépend de l'effectif : 10h/mois pour 11-24 salariés, 16h pour 50-74 salariés, jusqu'à 34h pour plus de 10 000 salariés. Ces heures sont mutualisables et reportables.
Oui, l'élu CSE dispose d'une liberté de circulation dans l'entreprise pendant ses heures de délégation. Il peut également prendre contact avec les salariés sur leur poste de travail.
Oui, la formation SSCT de 5 jours (premier mandat) ou 3 jours (renouvellement) est obligatoire. Elle est financée par l'employeur et peut être dispensée par un organisme Qualiopi comme FJ Prévention.
Le délit d'entrave est passible d'un an d'emprisonnement et 7 500€ d'amende (L2317-1 Code du travail). L'employeur doit garantir le bon fonctionnement du CSE.

